L’immigration au Canada – et particulièrement au Québec – attire chaque année des milliers de travailleurs étrangers et d’étudiants internationaux. Ils arrivent avec l’espoir légitime de bâtir une nouvelle vie, convaincus que travailler ou étudier quelques années leur ouvrira automatiquement les portes de la résidence permanent
Mais entre ce que les candidats croient, ce que certains recruteurs laissent entendre et ce que les gouvernements n’expliquent pas clairement, une véritable zone grise s’est installée. Une zone qui crée beaucoup d’incompréhension, de frustration et parfois des drames personnels.
1. La résidence permanente : un privilège, pas un droit
Contrairement à la perception largement répandue, la résidence permanente n’est pas garantie. Ni après trois ans de travail. Ni après l’obtention d’un diplôme. Ni après un permis post-diplôme. Ni après un contrat d’emploi.
La loi canadienne est claire : la résidence permanente est un privilège accordé sous certaines conditions. Elle n’est jamais automatique, même pour quelqu’un qui a vécu, travaillé, payé des impôts ou étudié au Canada pendant plusieurs années.
2. Des promesses implicites dans certaines missions de recrutement
Lors de certaines missions internationales, le discours est parfois trop optimiste. On laisse croire que travailler quelques années équivaut à une résidence permanente assurée, alors que les quotas, critères et changements de politique peuvent empêcher l’accès aux programmes de sélection.
3. Des situations humaines parfois dramatiques
De nombreuses familles prennent des décisions majeures – vendre leur maison, quitter un emploi stable, déraciner leurs enfants – croyant qu’après trois ans de travail au Québec, la résidence permanente sera accessible. Plusieurs découvrent trop tard qu’ils ne cumulent pas les points requis et doivent retourner dans leur pays.
4. Les étudiants internationaux : une autre zone grise.
On laisse souvent croire aux étudiants que le diplôme + permis post-diplôme = résidence permanente. Mais dans la réalité, ce n’est pas garanti. Depuis les réformes, plusieurs doivent retourner dans leur pays pour appliquer, et le diplôme ne garantit pas l’admissibilité.
5. Responsabilités partagées : recruteurs, institutions et gouvernements.
La confusion vient d’un manque de communication claire : missions de recrutement trop optimistes, agents éducatifs qui vendent les études comme une porte d’entrée à la résidence, gouvernements dont les communications sont complexes et peu accessibles.
6. Conclusion
Étudier ou travailler au Canada n’est pas un parcours garanti vers la résidence permanente. La transparence est essentielle pour éviter les frustrations, les pertes financières et les déracinements familiaux.
Bab Canada